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Paroles et sagesses du cheikh Alawi




Il ne s'agit pas de savoir si vous êtes dans la miséricorde de Dieu, mais plutôt si la miséricorde de Dieu est en vous.


La Vérité (Dieu) ne peut être saisie par la vue, tandis qu'Elle nous perçoit. Et comment pourrions-nous La saisir alors qu'Elle est plus près de nous que nous-mêmes ! Est-il possible à l'œil de voir son œil ?


Si vous ne trouvez pas Dieu parmi les humains, vous ne le trouverez nulle part.


Le souvenir de Dieu est la règle la plus grande de la religion ... La loi ne nous a pas été imposée, ni les rites ordonnés si ce n'est pour affermir le souvenir de Dieu.


Mieux vaut une prière sans génuflexion qu'une génuflexion sans âme. Le but étant plus loin que le moyen, pleurons sur ceux qui ne s'arrêtent qu'à cette dernière.


La connaissance de l'Unité est semblable au feu ; elle enflamme toute chose sur laquelle elle tombe et par là même, la purifie.


Sois tourné vers Dieu, accueillant avec satisfaction tout ce qui te vient de Lui. Ne te préoccupe de rien, mais laisse toute chose s'occuper de toi ; pour ta part, occupe-toi de proclamer l'infini en disant qu'il n'y a pas de Dieu, si ce n'est Dieu.


Tu n'auras pas plus besoin de négation que d'affirmation, car Celui dont l'être est nécessaire est déjà affirmé avant que tu l'affirmes, et ce dont l'être est impossible est déjà néant avant que tu ne le nies.


Les choses se trouvent cachées dans leurs opposés, et, sans l'existence des opposés, Celui qui oppose ne serait pas manifesté.


Comment l'Essence de Dieu serait-elle enfermée sous son voile ? Le seul voile est Sa Lumière.


L'intensité de la Manifestation divine varie d'une personne à une autre, sans qu'on puisse à cet égard établir aucune règle, ses modes n'étant pas constants... Dieu se révèle à chacun selon sa capacité de recevoir les manifestations de Sa Très Sainte Beauté.


Les gnostiques sont rangés selon une hiérarchie ; le connaissant de son seigneur et le connaissant de soi-même ; le connaissant de soi-même est plus puissant dans la gnose que le connaissant de son seigneur.


Celui qui cherche Dieu à travers autre chose que soi-même n'atteindra jamais Dieu.


Demander accroissement manifeste l'ignorance chez un disciple.


Celui qui cherche Dieu ailleurs qu'en lui-même dirige ses pas hors de son but.


Ne te penche pas trop sur la connaissance de la vérité, de peur d'être voilé par elle des secrets de la création.


N'abandonne pas ton âme et ne t'oppose pas à elle, mais suis-la et fouille-la pour ce qui est en elle.


Tout ce que contiennent les Livres révélés se trouve concentré dans le Qoran, tout ce que contient le Qoran est concentré dans la Fâtiha (1er verset), ce que comprend la Fâtiha se trouve dans la Basmalah (Au Nom de Dieu Le Clément Le Miséricordieux), ce qui est dans la Basmalah se concentré dans sa première lettre le (Bâ) et ce que comprend le Bâ se trouve dans son point. En vérité, les lettres sont des symboles de l’encre, puisqu’il n’y a pas de lettres en dehors de l’encre même. Leur non-manifestation est dans le mystère de l’encre, ainsi que leur manifestation n’est, qu’en tant qu’elles sont déterminées par l’encre. Elles sont ses déterminations et ses états d’actualité, et il n’y a là rien d’autre que l’encre, -comprends ce symbole ! Et pourtant les lettres sont autres que l’encre, ne dis pas qu’elles sont identiques à l’encre, sous peine d’erreur, ni que l’encre est identique aux lettres, ce qui serait absurde car l’encre était avant que ne fussent les lettres, et elle sera encore quand aucune lettre ne sera plus.Toute lettre est périssante, résorbée dans les déterminations essentielles, sauf le visage de l'encre qui signifie la Quiddité. Les lettres se révèlent donc et sont pourtant cachées, et c'est en cela que consiste la révélation même de l'Encre Sublime. La lettre n'ajoute rien à l'encre et n'en retranche rien, mais elle manifeste l'intégral en mode distinctif. L'encre ne s'altère pas du fait que la lettre existe. Est-ce que les lettres sont indispensables pour que l'encre soit ? Réalise donc qu'il n'y a pas d'existence, en dehors de l'existence de l'encre, pour celui qui connaît. Partout où il y a une lettre, son encre n'en est pas séparée, comprends ces paraboles ! Or, si tu comprends ce que nous t'avons dit de l'extinction de la totalité des lettres dans l'identité du Point, tu comprendras nécessairement ce que nous dirons de l'intégration de la totalité des Livres dans l'identité de la phrase, de l'intégration de la phrase dans l'identité du mot et de l'intégration de celui-ci dans l'identité de la lettre. En ce sens, l'existence du mot est entièrement dépendante de celle de la lettre, celle de la phrase de l'existence du mot et l'existence du livre de celle de la phrase.


Si Dieu avait voulu abandonner l'homme à lui-même, Il n'aurait pas révélé à ses nombreux prophètes l’Évangile, le Talmud, la Bible et le Coran. Pour guider l'homme vers le droit chemin, nous ne faisons que rendre toujours vivaces dans l'esprit des hommes les préceptes de Salomon, d'Abraham, de Jésus-Christ et de Mohammed.


Qui a raison, la fleur imaginant Dieu comme un parfum, ou Aristote concevant Dieu qui se pense éternellement ? Aristote et la fleur font la même démarche : l'un divinise sa pensée, l'autre ses effluves. Tous deux ont raison, car Dieu est Tout, et chaque partie de la création n'ouvre sur Lui qu'un minuscule angle de vue. " Tout ce qui s'est passé depuis la création jusqu'à aujourd'hui n'est en réalité qu'un éclair et nous vivons tous dans cette instantanéité du Divin. Tout ce que nous voyons est éphémère, hormis Sa Face. " Tout ce qui se trouve sur la terre disparaîtra. La Face de ton Seigneur subsiste, pleine de majesté et de munificence " (sourate 55, versets 26-27).


Étant la créature malfaisante, l’âme n’est surpassée en mal que par celui qui se soumet à son bon vouloir, on comprend alors qu'elle empêche la vision de la vérité. En revanche, le murid ne devrait en aucune façon, l’abandonner, ni lui déclarer la guerre ; bien au contraire, il est du devoir du disciple de suivre de prés cette âme pernicieuse, accompagne-la et tache de savoir ce qu’elle recèle.


Celui qui veut comprendre le Qoran avec les matériaux "exotériques" c'est comme celui qui veut manger du miel avec une aiguille.


Un jour on a posé une question au cheikh al Alawi en lui disant mais « Dans quel monde voulez vous vivre ?». Il a répondu mais c'est simple « Dans un monde où quand quelqu'un sort le matin avec des provisions et qu'il parte pour faire le tour du monde, il revient sans avoir consommé ses provisions ; c'est à dire qu'il aura été reçu d'ami en ami, de frère en frère.»