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Courte biographie de cheikh Al-Hassan (al) Basri


Cheikh Al-Hassan (al) Basri (641, 642 - 728, 729 ou 21-110 de l’Hégire)

Surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Hassan Yecar


Né à Médine, il fut élevé dans la maison de l’envoyé et siégeait parmi les compagnons ; son prénom « Hassan » lui fut d’ailleurs donné par Omar qui invoquait les bénédictions de Dieu sur lui. Son père était un esclave affranchi de Zayd Ibn Thâbit, et sa mère une esclave affranchie de la mère des Croyants, Oum Selama, laquelle prenant soin de lui comme son propre fils, l’allaitait de son lait béni et disait : « Mon Dieu, accorde ta grâce à cet enfant et fais qu’il devienne le modèle de la Famille. »


Al Ghazzali dira de lui : « Il est celui dont les paroles étaient les plus proches de celles des Prophètes et celui dont l’exemple se rapprochait le plus des Compagnons du Prophète. »

Confirmant les propos de l’imam An-Nawawi à son sujet : « il est une sommité, un érudit raffiné, un jurisconsulte, un homme de confiance, un dévot, un ascète au savoir abondant, au discours éloquent et au visage gracieux. »

Son éminence est relevée dans tous les traités islamiques (jurisprudence, hadiths, ascétisme, soufisme…).

Lui-même composa une exégèse du Coran (tafsîr Al-Qur’ân) et un traité sur les vertus de La Mecque, (Fadâ’il Makkah).

Rûmi le juche au sommet de l’Amour divin. Attar, quant à lui, le surnomme le « nourrisson de la prophétie », le « sanctuaire de la science », le « président des hommes d’élite. »


D’une piété ardente inégalée, il pratiquait la supplication confiante en la volonté et la Miséricorde divine. Puit béni de science, jouissant de la considération de tous, le peuple se pressait autour de lui pour écouter son homélie du vendredi et requérir ses précieux et judicieux avis ; nul alors ne pouvait retenir ses larmes trahissant des cœurs débordant d’amour divin. Maslamah Ibn `Abd Al-Malik ne disait-il pas : « Comment peuvent s’égarer des gens qui comptent parmi eux un homme comme Al-Hassan… ? »


Il enseignait que la racine de la religion était « l’abstention de toute mauvaise action et la crainte du Seigneur Très Haut ». Deux conditions essentielles pouvant être altérées par la convoitise, laquelle engendre la mort du cœur comme il le signifiait en disant à propos des savants : « Le plus grand malheur pour un savant est que son cœur vienne à mourir et reste dans les ténèbres par suite d’un amour exagéré pour le monde. »

Lui-même, humble serviteur qui considérait toute autre personne supérieure à lui, nourrissait une telle crainte du Seigneur, qu’on le voyait souvent pleurer et jamais rire. Alors qu’il accompagnait un convoi funéraire et qu’on eut déposé le corps dans la tombe, il fondit en larmes en s’écriant :

« Ô vous qui êtes ici ! Cette tombe est notre dernière étape dans ce bas monde et la première dans l’autre monde. D’où vient donc votre goût pour une vie qui finit de cette manière, et pourquoi ne craigniez-vous pas l’autre vie qui commence là où la première finit ? Ô gens de peu de prévoyance ! Puisque tel est le commencement de votre fin dernière, pourquoi témoignez-vous une telle incurie pour les intérêts de l’autre monde ? »


Une autre fois, jonché sur un toit, il pleurait si abondamment que ses larmes atteignirent les vêtements d’un passant qui lui demanda si c’était de l’eau propre « non, répondit-il, ce n’est pas de l’eau propre puisque ce sont les larmes d’un prévaricateur. Dépêche-toi d’aller te laver ».

Une anecdote..

On raconte, qu’un jour les esclaves de Bassora se dirigèrent vers lui et dirent:

« Ô pieux de la religion! Nos maîtres nous maltraitent, leurs cœurs ont durci envers nous et nous sommes venus à toi pour que tu incites à l’affranchissement des esclaves dans ton prochain sermon du vendredi. »

Il accepta leur demande et promit de donner suite à leur souhait. Des vendredis se succédèrent sans que Hassan (al) Basri évoque le souhait des esclaves. Un vendredi, il monta sur la chaire et donna un sermon sur l’affranchissement des esclaves. Chaque fidèle ayant entendu le sermon dans la mosquée libéra son esclave après la prière.

Une fois affranchis, ces esclaves se réunirent chez Hassan Basri et lui parlèrent en ses termes :

« Ô pieux de la religion, nous avons un reproche à te faire. » « A quel sujet ? », répondit-il. Ils dirent : « Pourquoi as-tu attendu toutes ces semaines pour parler de notre affranchissement alors que tu savais à quel point nous en avions besoin? »

Il leur répondit en ces termes :« Ce qui m’a retardé, c’est que je n’avais pas d’esclaves ni de quoi en acheter un. Lorsque Allah m’a accordé un peu d’argent [en travaillant pour l'obtenir], j’ai acheté un esclave et ensuite je l’ai affranchi. Ainsi, lorsque j’ai appelé les gens à affranchir leurs esclaves dans mon sermon, leurs cœurs étaient ouverts à ma parole, car j’avais appliqué en premier lieu ce que je demandais à autrui. »


Beaucoup d’autres anecdotes d'Hassan (al) Basri sont à découvrir dans le mémorial des saints !

N'hésitez pas à cliquer sur le lien ci-dessous pour lire une biographie plus détaillé d'Hassan (al) Basri :

http://www.islamophile.org/spip/article153.html


Source de cet article : http://aminour.unblog.fr/2007/12/11/le-memorial-des-saints/



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