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Abd el-Hafîd Benchouk : O Mes serviteurs ! Vous avez commis des excès envers vous-même. Ne désespére



Le sentiment de culpabilité est nécessaire pour s’amender et se perfectionner, mais il ne faut en user qu’avec parcimonie. En effet, le sentiment de culpabilité exagéré peut nous amener au désespoir, voire engendre une dépression dans les cas les plus extrêmes.


La Présence divine croit en nous plus que nous croyons en Elle, a confiance en nous plus que nous avons confiance en Elle.


Ce magnifique verset témoigne de la miséricorde sans limite vers laquelle nous devons cheminer immanquablement pour espérer la réalisation spirituelle. La grandeur de la miséricorde infinie qui nous est offerte dans ces paroles doit surtout nous rappeler que nous devons faire preuve de largesse avec nos enfants, nos parents, nos frères et sœurs de chair et nos frères et sœurs en humanité. Il est impossible d’être gratifié de l’ouverture du cœur si nous ne savons pas faire preuve de compassion les uns envers les autres. La Présence divine seule est capable d’une compassion illimitée, mais nous devons nous en inspirer pour augmenter encore et encore nos capacités d’amour et de pardon.


Une personne qui aura été jugée une fois pour des actes illégaux sera toujours poursuivie par son passé. Même si elle a « payé sa dette à la société », il restera toujours une suspicion qui planera au-dessus de cette personne, et pourtant, dans le voyage spirituel, son cas pourrait être bien plus intéressant et prometteur que celui d’une personne n’ayant aucun antécédent judiciaire. Eh bien, le maître spirituel véritable, à l’instar de la Présence sainte, acceptera toujours les disciples en regardant le fond de leur âme et sans juger les actes qui parfois auront été commis du fait de l’ignorance de la personne sur sa propre réalité.



« Même si tu as cent fois rompu tes serments, viens ! » nous dit Rumi.

Extrait de l'ouvrage "Le Langage du Cœur" d'Abd el-Hafîd Benchouk, p.93-95