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[Café Littéraire] L'Etranger, Albert Camus



Le roman


Jacques Ferrandez nous offre une relecture sous forme de roman graphique du chef d'œuvre d'Albert Camus passionnante en bande dessinée, sans en épuiser le mystère.


Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.


Editions Gallimard, catégorie bandes dessinées, collection FETICHE

Date de parution avril 2013, 136 pages (première parution en 1942


L'avis de Mystikal Dem Dikk :


Ce roman graphique qui est une adaptation du roman d'Albert Camus nous permets de d'entrevoir l'Alger des années 40-50. J'ai beaucoup aimé les illustrations et n'ayant moi même jamais été en Algérie, j'ai été surprise de constatée les ressemblances entre cette ville et Paris.

Le personnage de Mersault m'a déconcerté. Indifférent ou plutôt étranger à lui-même et aux autres nous interroge notamment au sujet de la morale, de Dieu, de l'amour et de la famille.


La lecture de ce roman graphique n'empêche pas de lire le roman original d'Albert Camus et vice versa.


Au sujet d'Albert Camus et de Jacques Ferrandez


Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, le 7 novembre 1913. Pendant la seconde guerre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef de quotidien Combat à la Libération. Journaliste, mais aussi philosophe, romancier et dramaturge, il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Pour ce « Français d'Algérie » pauvre et sans racines, le tragique est indissociable de l'aspiration à un bonheur qu'il sait aussi précaire que le soleil de midi. S'il voue sa vie entière au théâtre (Caligula, L'État de siège, Les Justes), ses romans (L'Étranger, La Peste, La Chute) et son œuvre de journaliste l'imposent comme l'un des principaux acteurs de son temps. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture, laissant le manuscrit du Premier homme inachevé.


Jacques Ferrandez naît en 1955 à Alger. Après l'École des arts décoratifs de Nice, il se tourne vers l'illustration et la bande dessinée. En 1987, il débute Carnets d'Orient, une fresque sur l'histoire de la présence française en Algérie, qu'il achève vingt ans plus tard. Spécialiste incontesté de la question algérienne, il adapte la nouvelle de Camus, L'Hôte, en 2009, avant de transposer de façon magistrale L'Étranger, en 2013. Ses livres font l'objet de nombreuses expositions, en France et en Algérie, notamment aux Invalides à l'occasion des 50 ans de la fin de la guerre d'Algérie, en 2012. Il reçoit pour ses Carnets d'Orient le prix spécial du jury Historia 2012 et le prix Historia 2019 de la bande dessinée historique pour Le Premier Homme.