LOGO (2).jpg

Kitab al Wasâyâ, Ibn 'Arabi : Des recommandations prophétiques Muhammadiennes à Abu Hurayra (41)


Par le Nom d'Allah, le Tout-Rayonnant d'Amour, le Très-Rayonnant d'Amour



Recommandation 41 : Des recommandations prophétiques Muhammadiennes à Abu Hurayra



Ce sont des recommandations faites par l’Envoyé de Dieu  à Abu Hurayra :


L’envoyé de Dieu  a dit à Abu Hurayra :


Ô Abu Hurayra, lorsque tu fais tes ablutions mineures (wudhu’), dit : « Au nom de Dieu et louange à Dieu ! » Car tes anges gardiens ne cessent d’inscrire des bonnes actions en ta faveur jusqu’à ce que tu termines tes ablutions.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu manges un bon repas, dis : « Au nom de Dieu et louange à Dieu ! » Car tes anges gardiens ne cessent d’inscrire les bonnes actions en ta faveur jusqu’à ce que tu finisses.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu retrouves ta femme dis : « Au nom de Dieu et louange à Dieu ! » Car tes anges gardiens ne cessent d’inscrire des bonnes actions en ta faveur jusqu’à ce que tu te purifies de l’impureté majeure en te lavant. Puis, lorsque tu te laves de cette impureté majeure, on te pardonne tes péchés.


Ô Abu Hurayra ! Si ton épouse conçoit un enfant à cette occasion, on inscrira pour toi des bonnes actions égales au nombre des descendants de cet enfant jusqu’à la disparition du dernier d’entre eux.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu montes un animal, dis : « Au Nom de Dieu et louange à Dieu ! » On t’inscrira parmi les dévots jusqu’à ce que tu en descendes.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu montes sur un navire, dis : « Au nom de Dieu et louange à Dieu ! » On t’inscrira parmi les dévots jusqu’à ce que tu le quittes.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu portes un habit neuf, dis : « Au nom de Dieu et louange à Dieu ! » On inscrira en ta faveur dix bonnes actions pour chaque fibre de ce vêtement.


Ô Abu Hurayra ! Ne crains pas ce que possède ta droite, car, si tu meurs en cet état, tu seras favorisé auprès de Dieu.


Ô Abu Hurayra ! Ne quitte ton épouse qu’à l’intérieur de sa pièce, ne la brutalise pas et ne lui fais pas de reproches sauf en ce qui concerne sa foi. Si tu te comportes ainsi, tu marcheras dans les chemins du bas-monde en étant un affranchi du feu de la part de Dieu.


Ô Abu Hurayra ! Endure les gênes de celui qui est plus grand que toi, de celui qui est plus petit que toi, de celui qui est meilleur que toi et de celui qui est pire que toi. Si tu es ainsi, Dieu sera fier de toi. Et celui dont Dieu est fier de lui devant les anges viendra au jour de la résurrection rassuré contre tous les maux.


Ô Abu Hurayra ! Si tu es un prince, vizir, ou conseiller d’un prince, n’outrepasse pas ma conduite et ma sunna. Car tout homme, prince, vizir, ou conseiller ou proche d’un prince, qui se démarque de ma conduite et de ma sunna, viendra, au jour de la résurrection, avec le feu qui le brûle de partout.


Ô Abu Hurayra ! Une heure passée a accomplir la justice vaut mieux que soixante ans d’adoration passés le jour dans le jeûne et la nuit en prière.


Ô Abu Hurayra ! Dis aux croyants qui ont commis des péchés mineurs et majeurs, qu’aucun d’eux ne doit mourir dans l’obstination à les commettre, car celui qui rencontre son Seigneur – qu’Il soit exalté et magnifié – dans cet état en étant obstiné à les commettre, le châtiment encouru pour les péchés mineurs est semblable à l’obstiné qui rencontre Dieu avec des péchés majeurs.


Ô Abu Hurayra ! Il est préférable pour toi de rencontrer Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – avec un péché grave dont tu as tiré un profit pour toi que de Le rencontrer comme un homme qui a retenu par cœur un verset du Livre de Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – puis qui l’a oublié.


Ô Abu Hurayra ! Ne maudits pas les gouvernants, car Dieu a jeté dans la géhenne une communauté pour avoir maudit ses gouvernants.


Ô Abu Hurayra ! N’insulte aucune chose sauf le démon, car si tu meurs dans cet état, tu seras salué par tous les envoyés de Dieu – qu’Il soit exalté -, les prophètes de Dieu – qu’Il soit exalté – et les croyants, jusqu’à ce que tu traverses (le pont) pour le paradis.


Ô Abu Hurayra ! N’insulte pas celui qui t’a fait du tort ; tu recevras une récompense multiple.


Ô Abu Hurayra ! Rassasie l’orphelin et la veuve et sois pour l’orphelin comme un père compatissant et pour la veuve comme un époux affectueux, tu recevras pour chacun de tes souffles en ce bas-monde un palais au paradis ; chaque palais étant meilleur que le bas monde et ce qu’il contient.


Ô Abu Hurayra ! Marche dans l’obscurité de la nuit vers les mosquée de Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié -, tu recevras autant de bonnes actions que le poids de toute chose sur laquelle tu mets ton pied parmi ce que tu aimes et ce que tu détestes et ce jusqu’à la septième terre inférieure.


Ô Abu Hurayra ! Que ton refuge soit les mosquées, le hajj (grand pèlerinage), la ‘umra (le petit pèlerinage) et le combat sur le chemin de Dieu. Si tu meurs en cet état, Dieu sera ton réconfort dans la tombe et sur le sirat au jour de la résurrection et Il te parlera dans le paradis.


Ô Abu Hurayra ! Ne chasse pas le mendiant afin que les anges ne te chassent pas au jour de la résurrection !


Ô Abu Hurayra ! Ne t’emporte pas si on te dit : « Crains Dieu ! » Car si tu envisages alors de commettre une mauvaise action, le châtiment de ton péché sera le Feu.


Ô Abu Hurayra ! Celui à qui on dit : « Crains Dieu ! » Et qui s’emporte, on l’amènera au jour de la résurrection et on le mettra dans une position où chaque ange qui passe devant lui ne manquera pas de lui demander : est-ce toi celui à qui on disait : « Crains Dieu ! » et qui à cause de cela s’emportait ? Cela lui fera mal. Evite donc les désagréments du jour de la résurrection (ou le fait de me faire mal – le doute provient du transmetteur).


Ô Abu Hurayra ! Sois bon avec celui dont Dieu t’a confié la charge, car celui qui fait mal à celui qui est à sa charge sera guetté par lui sur le sirat où il s’agrippera à lui pour réclamer justice contre lui. En effet, bien des croyants seront renvoyés dès le sirat pour répondre de leurs forfaits.


Ô Abu Hurayra ! Tout croyant doit prier au fond de la nuit ne serait-ce que le temps de traire une chèvre. Car à celui qui prie au fond de lui en voulant par là contenter son Seigneur – qu’Il soit exalté et magnifié – Dieu sera satisfait de lui et comblera ses besoins en ce bas monde et dans la vie future. Abu Hurayra ajoute ceci : j’ai dit : Ô Envoyé de Dieu ! Quel est le moment de la nuit où la prière est la meilleure ? Il m’a répondu : c’est le milieu de la nuit.


Ô Abu Hurayra ! Si tu peux rencontrer Dieu le dos soulagé des réclamations des musulmans quant à leur sang, leurs biens et leurs affaires, fais-le donc car tu seras parmi les rapprochés. Ne prends donc aucun être parmi les créatures de Dieu comme cible pour que Dieu ne te transforme pas au jour de la résurrection en une cible pour les flammes de la géhenne. Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu te rappelles de la géhenne, cherche refuge auprès de Dieu contre elle. Que ton cœur et ton âme pleurent et que ta peau se hérisse à son souvenir ! Alors Dieu te protègera d’elle.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu aspires au paradis, demande à Dieu de t’y accorder ta part et ta résidence. Que ton cœur aspire avec nostalgie au Paradis et que tes yeux versent des larmes en croyant fermement à son existence ! Alors Dieu te l’accordera et ne t’éconduira pas.


Ô Abu Hurayra ! Si, tu ne veux pas me quitter au jour de la résurrection jusqu’à ce tu entres en ma compagnie au paradis, aime-moi d’un amour qui me fasse me souvenir de toi. Et sache que si tu m’aimes, tu n’abandonneras plus trois choses : se conformer à ma conduite, aspirer ardemment à moi et beaucoup invoquer la Grâce divine sur moi (Abu Hurayra ajoute ici : j’en fus très réjoui). Agrée ce que Dieu t’a alloué, car celui qui quitte le bas-monde en étant satisfait de ce que Dieu lui a alloué, il le quitte en bénéficiant de l’agrément de Dieu. Or celui qui bénéficie de l’agrément de Dieu est voué au Paradis.


Ô Abu Hurayra ! Recommande le bien et interdit le répréhensible. Abu Hurayra demanda : Comment dois-je recommander le bien et interdire le répréhensible ? Il lui dit : Enseigne le bien aux gens et instruit-les en ce sens, et lorsque tu vois celui qui commet des désobéissances envers Dieu – qu’Il soit exalté – ne crains pas son fouet et son épée, car il ne t’est pas permis de le quitter sans lui avoir dit : « Crains Dieu ! »


Ô Abu Hurayra ! Apprends le Coran et enseigne-le aux gens jusqu’à ce que la mort te gagne en cet état. Car si tu es ainsi, les anges viendront dans ta tombe comme les croyants qui visitent la Maison de Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – et prieront sur toi et demanderont pardon pour toi jusqu’au Jour de la Résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Accueille les musulmans avec un visage souriant en serrant leurs mains. Si tu peux être ainsi partout où tu te trouves, les anges, en plus de tes gardiens, seront avec toi pour demander pardon en ta faveur et pour prier sur toi. Et sache que celui qui quitte le bas monde pendant que les anges demandent en sa faveur, Dieu lui pardonnera.


Ô Abu Hurayra ! Si tu veux qu’on répande sur toi les éloges en ce bas-monde et dans la vie future, empêche ta langue de médire des gens car Dieu fait triompher dans le bas monde et la vie future celui qui ne médit pas des gens. S’agissant de son triomphe dans le bas-monde, c’est qu’aucun ne lui porte atteinte sans qu’il soit démenti par les anges. Pour ce qui est de son triomphe dans la vie future, c’est l’absolution de la part de Dieu de ses forfaits et l’agrément de ses meilleures actions.


Ô Abu Hurayra ! Pars de bonne heure en empruntant le chemin de Dieu et Il déploiera pour toi les subsistances.


Ô Abu Hurayra ! Entretien les liens de parenté et tu recevras tes subsistances par où tu ne les attends pas. Et rends-toi en pèlerinage à la Maison de Dieu. Dieu pardonnera les péchés avec lesquels tu es venu jusqu’en terre sainte.


Ô Abu Hurayra ! Affranchis les esclaves, Dieu affranchira pour chaque membres de ces esclaves l’un de tes membres, de plus, tu bénéficieras de multiples degrés dans cette action.


Ô Abu Hurayra ! Rassasie l’affamé, tu obtiendras autant que l’ensemble des rétributions de ses bonnes actions et de celles de sa descendance sans rien encourir de leurs méfaits.


Ô Abu Hurayra ! Ne méprise rien du bien que tu fais, même lorsque tu vides ton sceau dans le récipient de celui qui cherche l’eau, car cela relève des qualités du bien. Or le bien est tout entier magnifique et le moindre de ses actes rapporte le paradis comme rétribution.


Ô Abu Hurayra ! Ordonne aux tiens d’observer la prière et Dieu te procurera tes subsistances par où tu ne les attends pas, et le démon n’aura aucun accès ni aucun passage dans ta demeure.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque ton frère éternue, fais-lui les souhaits qui conviennent en lui disant : « Que Dieu te fasse miséricorde ! » On inscrira alors vingt bonnes actions en ta faveur. Abu Hurayra ajoute : J’ai dit Ô Envoyé de Dieu ! Par mon père et ma mère qui me sont moins chers que toi ! Comment cela ? Il m’a dit : Lorsque tu dis : « Que Dieu te prenne en miséricorde », on inscrit pour toi dix bonnes actions, et lorsqu’il te répond : Que Dieu te guide, on inscrit pour toi dix bonnes actions.


Ô Abu Hurayra ! Implore le pardon en faveur des musulmans, des musulmanes, des croyants et des croyantes, ainsi seront-ils tous intercesseurs en ta faveur et tu obtiendras autant que leurs rétributions sans que pour autant, ils ne perdent rien de leurs propres récompenses.


Ô Abu Hurayra ! Si tu veux être un juste auprès de Dieu, croit dans tous les messagers et les prophètes de Dieu et dans Ses livres.


Ô Abu Hurayra ! Si tu veux interdire au feu de toucher ton corps, répète ceci matin et soir : « Il n’y a de dieu que Dieu, l’Unique qui n’a nul associé. Il n’y a de dieu que Dieu Le Roi qui est loué. Il n’y a de dieu que Dieu et Dieu est le Plus Grand. Il n’y a de dieu que Dieu et il n’y a de force et de puissance que par Dieu. »


Ô Abu Hurayra ! Tu n’as pas le droit d’accéder auprès de celui qui agonise, même si c’est un prophète, sans l’aider à répéter la profession de foi : Il n’y a de Dieu que Dieu.


Ô Abu Hurayra ! Celui qui aide un agonisant à répéter : « Il n’y a de dieu que Dieu l’Unique qui n’a nul associé », obtiendra autant que toutes les bonnes actions de cet homme si celui-ci la répète, et s’il ne la répète pas, il obtiendra en récompense l’équivalent de l’affranchissement d’une âme humaine pour avoir dit : « Il n’y a de dieu que Dieu. »


Ô Abu Hurayra ! Aide les morts (2) à répéter : « Il n’y a de dieu que Dieu, mon seigneur pardonne moi ! » Car cette formule anéantit les péchés. Abou Hurayra rajoute : « Ô Envoyé de Dieu ! Ceci est pour les morts, qu’en est-il pour les vivants ? Il m’a dit : Elle les anéantit davantage encore. L’envoyé de Dieu répéta cela plus de vingt fois en me disant : Elle les anéantit davantage encore !


Ô Abu Hurayra ! Si tu peux observer une prière de deux rak‘ât chaque fois que tombe la pluie, tu recevras autant de bonnes actions que le nombre de gouttes tombées à cette occasion, ajoutées au nombre de feuilles qui pousseront à la suite de cette pluie.


Ô Abu Hurayra ! Offre de l’eau, car chaque fois qu’un homme s’ablutionne avec, tu obtiendras autant que ses bonnes actions sans qu’il n’en perde aucune.


Ô Abu Hurayra ! Ne sais-tu pas qu’on a fait perdre à un homme (ses bonnes œuvres) pour avoir coupé des herbes qu’une (bête) était venue manger ?


Ô Abu Hurayra ! Adresse aux gens de belles paroles, et tu triompheras au Jour de la Résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Visite le nécessiteux, qu’il soit impie ou musulman. Car lorsque tu visites le nécessiteux impie, Dieu te fait miséricorde. Quant à ta rétribution lorsque tu visites le musulman nécessiteux, je ne peux la décrire.


Ô Abu Hurayra ! Si tu vis des biens de ton père, de ta mère ou de tes enfants, ne fais pas l’aumône avec sans leur permission.


Ô Abu Hurayra ! Ne donne rien en aumône des biens de ta femme sauf ceux qu’elle te donne sans que tu ne les lui ais demandés. Ceci correspond à la Parole divine : « Si elles vous en abandonnent une part de bonne grâce, mangez-en en toute quiétude sans redouter les conséquences » (Coran, 4/4).


Ô Abu Hurayra ! Dis aux femmes qu’il ne leur est pas permis de donner quelque chose des maisons de leurs époux comme aumône, sauf des produits frais dont elles redoutent la corruption lorsque leur mari est absent.


Ô Abu Hurayra ! Enseigne aux gens de ma sunna et tu auras, au Jour de la Résurrection, une lumière éclatante que t’envieront les premiers et les derniers.


Ô Abu Hurayra ! Sois un muezzin et un imam. En effet lorsque tu élèves ta voix en faisant l’appel à la prière, Dieu élève ta voix jusqu’à ce quelle atteigne le Trône et ta voix ne passe pas près d’une chose sans que tu reçoives dix bonnes actions. Et si tu es imam, tu auras autant que le nombre de ceux qui ont prié derrière toi comme rétribution de leur prière sans qu’ils ne perdent rien de leur propre récompense, sauf si tu es un imam traître. Abu Hurayra ajoute à ce propos : j’ai demandé : Ô Envoyé de Dieu ! Comment l’imam pouvait-il être traître ? Il a dit : lorsqu’au cours de cette prière tu te réserves les invocations en en excluant ceux qui prient derrière toi, tu les trahis.


Ô Abu Hurayra ! Ne donne pas plus de trois coups en pratiquant l’éducation, car si tu en donnes plus, cela relèvera de la loi du talion au Jour de la résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Corrige les petits dans ta maison avec ta langue en leur ordonnant de se purifier et de prier. Lorsqu’ils atteignent dix ans, frappe et ne dépasse pas trois coups.


Ô Abu Hurayra ! Honore le voyageur et accueille-le chez toi : les anges t’accompagneront jusqu’au sirat. Ô Abu Hurayra ! Fréquente les pauvres et assieds-toi en leur compagnie, car la miséricorde divine ne les quitte pas même le temps d’un clin d’œil.


Ô Abu Hurayra ! Ne nuis pas aux musulmans dans leur chemin car celui qui nuit aux musulmans dans leur chemin est déprécié par tous les musulmans et les anges.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu passes près de quelque chose qui gêne sur le chemin, couvre le avec du sable, et Dieu te couvrira(3) au Jour de la Résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu guides un aveugle, prends sa main gauche avec ta droite car c’est une aumône de ta part.


Ô Abu Hurayra ! Celui qui marche un mile en guidant un aveugle aura dix bonnes actions pour chaque empan.


Ô Abu Hurayra ! Ecoute le sourd qui te demande un bien et Dieu te fera entendre ce qui te réjouira au Jour de la résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Guide l’égaré et les anges te guideront vers les meilleurs stations au Jour de la Résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Ne guide personne vers quelque chose en dehors des limites tracées par Dieu, car si tu le fais et que cette personne agit selon ce que tu lui as conseillé, tu encours autant de péchés qu’elle.


Ô Abu Hurayra ! Guide les serviteurs de Dieu vers les mosquées de Dieu, vers la terre sainte et vers ma tombe, et tu seras rétribué autant qu’eux sans qu’ils ne perdent rien de leurs propres rétributions.


Ô Abu Hurayra ! Informe les femmes qu’elles ne sont pas obligées de visiter ma tombe, mais qu’elles ne doivent se rendre en pèlerinage à la Maison sacrée de Dieu que si elles sont accompagnées par un proche. Abu Hurayra ajoute à ce propos : j’ai demandé : Ô Envoyé de Dieu ! Même si c’est une femme qui ressemble à une datte sèche ? Il a dit : Même si c’est une femme qui ressemble à une datte sèche.


Ô Abu Hurayra ! Si tu peux te soustraire au pouvoir et l’autorité morale de tout homme injuste, voilà ce que j’aime pour toi.


Ô Abu Hurayra ! Qu’aucun de tes princes ne soit autre qu’un prince juste et équitable, comme tu l’es toi-même, car si tu appliques toi-même la justice et que lui se montre injuste, tu es son associé dans la faute sans être son associé dans la sanction.


Ô Abu Hurayra ! Si tu as des biens pour lesquels il faut s’acquitter de l’aumône légale, fais-le. Si ces biens sont affectés par un fléau et que tu sois acquitté d’une seule de leur zakat (impôt purificateur) cela suffirait jusqu’au Jour de la Résurrection.


Voilà ce que je t’ordonne : Ô Abu Hurayra ! Si tu te trouves seul avec un juif, un chrétien ou un mazdéen, ne le quitte pas avant de l’avoir appelé à l’Islam.


Ô Abu Hurayra ! N’engage de polémique avec aucun d’eux, car il arrive qu’il t’apporte quelque chose de la Révélation et que tu le démentes ou que tu apportes quelque chose qu’il dément lui-même. Ton discours doit se limiter à ceci : tu les appelles à l’Islam. Ceci correspond à la Parole divine : « Et discute avec eux avec beaucoup de tact » (Coran, 16/125). Voilà ce qui constitue l’appel à l’Islam.


Ô Abu Hurayra ! Prie en tant qu’imam ou derrière l’imam dans un seul vêtement s’il est non transparent.


Ô Abu Hurayra ! Veux-tu que ta rétribution soit comme celle des martyrs de la bataille de Badr ? Regarde un homme musulman qui n’a pas de vêtement pour le porter au cours de la prière en commun du vendredi. Prête ton vêtement à cet homme ou offre-lui cet habit.


Ô Abu Hurayra ! Tu ne veux pas entendre le pétillement du feu et ne pas t’exposer à ses flammes ? Alors, secours celui qui te le demande, qu’il s’agisse d’une victime d’un incendie, d’un vol, d’une inondation, d’une noyade ou d’un éboulement.


Ô Abu Hurayra ! Soulage les éprouvés et les affligés, et tu éviteras les afflictions du Jour de la Résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Va vers ton créancier avec son dû, et les anges t’accompagneront en invoquant la grâce en ta faveur.


Ô Abu Hurayra ! L’homme dont Dieu sait qu’il veut s’acquitter de sa dette, Dieu le pourvoit par là où il ne s’attend pas et lui permet de s’acquitter de sa dette de son vivant ou après sa mort.


Ô Abu Hurayra ! Pour celui qui gagne des biens licites – dont il s’acquitte de l’aumône légale afférente – et qui les laisse en héritage pour ses descendants, il aura pour les bonnes actions faites par ses descendants, en usant de ces biens, autant qu’eux pour ce qui est de la récompense, sans qu’ils ne perdent rien de leur rétribution.


Ô Abu Hurayra ! Celui qui diffame un homme marié ou une femme marié sera retenu au Jour de la Résurrection dans une vallée appelé wadi khabal jusqu’à ce qu’il apporte la preuve qui confirme ses dires. Abu Hurayra ! demanda : Qu’est-ce que le wadi khabal ? Il lui dit : C’est un fleuve dans la Géhenne qui charrie les purulences et le vomis des habitants de l’enfer.


Ô Abu Hurayra ! Pour celui qui meurt en laissant une dette et qui laisse de quoi l’acquitter mais que ses héritiers le nient parce qu’ils n’ont pas de preuves à ce sujet et si Dieu ne sait pas que cet homme veut régler cette dette, elle sera amputée de ses bonnes actions au Jour de la résurrection.


Ô Abu Hurayra ! Celui qui est tué en combattant dans le chemin de Dieu se verra pardonner tous ses péchés sauf une dette ou une diffamation d’une femme ou d’un homme mariés !


Ô Abu Hurayra ! Tout péché sera un tourment au Jour de la Résurrection. Bien des péchés auront une vague de tourment et biens d’autres auront des vagues de tourments. Mais aucun péché n’est plus pesant avec ses vagues pour le musulman comme le préjudice du sang ou des biens ou de l’honneur.


Ô Abu Hurayra ! Celui qui commet cela doit se repentir à Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – avant sa mort, se soumettre et implorer, s’il ne peut pas réparer ce préjudice, et il reviendra à Dieu de contenter ses adversaires au Jour de la Résurrection en les comblant comme Il veut.


Ô Abu Hurayra ! Si quelqu’un te fait du tort, ne te plains pas de lui, ne le dénonce pas aux gens et ne leur fait pas connaître son comportement, autrement tu seras semblable à lui.


Ô Abu Hurayra ! Celui qui pardonne un tort, petit ou grand, sa récompense incombe à Dieu, et celui dont la récompense incombe à Dieu fait partie des rapprochés qui entrent au paradis sans difficulté.


Ô Abu Hurayra ! N’effraye aucunes des créatures de Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – afin que les anges de Dieu ne t’effrayent pas dans la vie future.


Ô Abu Hurayra ! Veux-tu avoir sur toi la miséricorde de Dieu, que tu sois vivant, mort, enterré et ressuscité ? Alors lève-toi la nuit et prie en recherchant par là l’agrément de Dieu. Ensuite, ordonne aux tiens de prier et de te réveiller lorsqu’ils terminent. Si tu passes ainsi trois heures du jour et trois heures de la nuit, alors qu’il y a dans ta maison celui qui adore Dieu, Dieu t’accordera autant.


Ô Abu Hurayra ! Pries en tous coins de ta demeure, et la lumière de ta maison céleste sera comme la lumière des astres pour les habitants du bas-monde.


Ô Abu Hurayra ! Apporte ton déjeuner et ton dîner à tes proches dans le besoin, et tu obtiendras une grande part de tout le bien que Dieu partage entre Ses amis et Ses bienaimés en ce bas-monde et dans la vie future.


Ô Abu Hurayra ! Fais miséricorde à toutes les créatures de Dieu, et Dieu te fera miséricorde au Jour de la Résurrection en te soustrayant au feu.

Abu Hurayra dit alors :

- Ô Envoyé de Dieu, je fais miséricorde aux mouches qui tombent dans l’eau.

L’Envoyé de Dieu lui dit :

- Puisse Dieu te faire miséricorde, puisse Dieu te faire miséricorde, puisse Dieu te faire miséricorde !


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu subis une épreuve, accepte ce que Dieu te donne afin qu’Il sache que, pour toi, l’épreuve est préférable à l’absence d’épreuve. Alors Dieu t’accordera la grâce, la miséricorde et la guidance.


Ô Abu Hurayra ! Console l’homme triste comme tu aimes qu’on te console et rappelle-lui la récompense que Dieu a préparé pour les épreuves subies, tu obtiendras ainsi, pour chaque pas vers cet homme l’équivalent de l’affranchissement d’un être humain.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque tu passes près d’un groupe de femmes, ne les salue pas en premier, mais si elles te saluent, répond-leur.


Ô Abu Hurayra ! Lorsque le musulman salue le musulman et que ce dernier répond à son salut, les anges prient soixante-dix fois sur lui.


Ô Abu Hurayra ! Les anges s’étonnent du musulman qui rencontre le musulman et ne le salue pas.


Ô Abu Hurayra ! Prends l’habitude de saluer, car cela est l’une des qualités des gens du paradis (Ibn Shahin dit que c’est le salut des habitants du paradis au Jour de la Résurrection).


Ô Abu Hurayra ! Que ta langue soit matin et soir occupée par le souvenir de Dieu, et tu te trouveras le matin et le soir sans le moindre péché.


Ô Abu Hurayra ! Les bonnes actions chassent les mauvaises comme l’eau fait disparaître la saleté.


Ô Abu Hurayra ! Couvre la nudité de ton frère, et Dieu sera pour toi un secours.


Ô Abu Hurayra ! Secours ton frère et couvre-le avant de le faire comparaître devant le prince à cause de la violation de l’une des limites fixées par Dieu. Mais si on soumet son cas au prince, prend garde à le défendre par ta personne et tes biens car celui qui intercède à propos de la violation de l’une des limites fixées par Dieu, sera ceci et cela. (?)


FIN DU LIVRE


(1) La version arabe de cette recommandation 41 : partie 3 du pdf « Ibn Arabi - Al Futuhat Al Makiyya », p.937 (ou page 3029 à 3032 du document original)


(2) Car leur esprit survit et entend tout ce qu’on leur dit, jusqu’à leur entrée dans la tombe (dans le barzakh).


(3) Dieu te protégera de Son ombre contre l’astre brûlant


Extrait Kitab al Wasâyâ - Paroles en Or d'Ibn 'Arabi, traduit en français par Mohamed Al-Fateh.